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06/05/2014

Racontez nous : vous avez véçu un évennement......avant

Je vais tout simplement vous racontez mon obtention du fameux papier rose : le permis de conduire.

Fixons d'abord le cadre : Nous sommes à St Quentin(02) en Juillet 1952.

A cette date, il existait dans la ville 2 ou 3 écoles de conduite, une importante et très connue Jules avec son siège social dans un bistrot ( pourquoi faire des frais), une autre composée d'un patron, moniteur, secrétaire ayant son siège social tout simplement à son domicile et un véhicule d'avant guerre utilisé aussi le Dimanche pour la ballade de son propriétaire. Si la troisième existait, je ne me souviens plus de son assise commerciale.

Mes Parents possédaient une voiture, pas du dernier cri, une C4 des années 35/36 au kilomètrage incertain, achetée d'occasion avec un totalisateur hors service depuis quand? C'était suffisant pour que mon père me donne moult leçons, sur de petites routes et aussi pour exécuter quelques manoeuvres, sur les pistes abondonnées du terrain d'aviation de Clastres,mais laissées libres d'accès . Pour la bonne règle, il était quand même plus judicieux de se présenter à l'examen par le canal d'une auto école. Mon père m'inscrivit donc chez Mr M. qu'il connaissait certainement en lui expliquant que j'étais là pour 2 ou 3 leçons de cadrage définitif. Tout se déroula comme prévu et je découvrais la "bagnole" avec ses repères collés de manière fortuite aux emplacements top por réaliser un alignement parfait entra ses yeux, l'auto et le trottoir.

Arrive le 30/7, jour de l'examen. Réunion des candidats Place du marché, vaste endroit utilisé seulement le mercredi et le samedi matin. Mon tour arrive. Voiture de de l'école M rangée le long du trottoir moteur arrêté. Je dois concéder que j'ai un peu les genoux qui tremblent.

Bonjour Monsieur, et comme réponse une sorte de grogement. Bien en évidence dans un coin de mon dossier, un grand papier rose avec l'en tête : Permis de conduire provisoire.

D'abord, interrogation de code. Rien de sophistiqué : comme au cathéchiisme, l'examinateur a le même bouquin que vous, il vous montre un panneau en cachant la réponse et ainsi de suite pour une dizaine de questions. Pour s'assurer de votre vue, lisez moi une enseigne ou la plaque d'immatriculation d'une voiture stationnée plus loin. Tout me semble OK puisqu'il me dit : en route.

Alors là, les choses peuvent se compliquer : il faut descendre, prendre la manivelle et tourner en prenant bien garde d'éviter ce que l'on appelle un retour qui peut vous envoyer direct à l'hopital. Tout va bien, départ. Glace avant baissée tendre le bras bien franchement à l'horizontal pour signaler son départ. Les clignotants sont à leur tout début en concurrence avec les bras de direction, et les autorités n'ont pas confiance en eux.

Un peu de circulation dans des coins peu fréquentés et nous arrivons aux alentours des extérieurs de la prison où se déroulait habituellement le summum des épreuves. J'étais bien affûté lorsque j'apercevai adossé au haut mur de la prison l'édicule public installé depuis toujours je pense. Arrêtez vous. Pas de créneau, ce n'était d'ailleurs pas au programme, l'on stationnait en s'installant directement comme de nos jours dans un village très, très reculé. L'inspecteur descend en me disnt, faites votre demi tour entre les trottoirs et lui même se dirige vers le lieu prévu à cet effet. J'éxécute vite cette épreuve redoutée et me range bien devant le WC en attendant mon client!!!! Pourquoi cette épreuve était redoutée : il fallait bien occuper toute la largeur de la route et surtout ne pas taper brutalement dans les bordures de trottoir.

Venait ensuite l'autre difficulté majeure : faire une marche arrière en suivant une bordure de trottoir courbe d'où l'utilité des bouts de papier repères.

Rentrez Place du Marché en passant par cette rue à droite. Emotion, je pars comme un brave par une rue à gauche. Je vous avais dit: à droite. Excusez moi, avec le bruit de la caiise d'outils installée à l'arrière je n'avais pas bien entendu.

Stop devant les candidats en attente et : Allez me chercher Mr M. : Je pense que tout est foutu, Mr M. revient avec moi : Mr M., voulez vous retirer cette caisse à outils qui fait beaucoup de bruit et gêne les candidats. Qant à moi, que vois je : sortie du stylo, dévissage du capuchon, date et signature en bas du papier rose. Au revoir et Merci, je l'avais.

Comme ce n'était pas le genre de la maison, je ne suis pas du tout certain que le soir nous l'ayions arrosé.

Tout s'est très bien passé, jusqu'à ce début d'année, où du côté d'Orgeval un'vigilant man" a découvert une vitesse de 117 pour 110 autorisé. Evidemment, passage au bassinet et pour l'instant il me manque 1 point.

A plus tard pour une autre aventure.

 
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